Un chat qui se cache, qui griffe les meubles plus que d’habitude ou qui boude sa litière n’est pas forcément capricieux : il est peut-être stressé.
Sur le blog CBDSOL, nous avons voulu faire le point sur un sujet qui concerne de nombreux propriétaires de félins. Le chat exprime rarement son malaise de façon évidente, et ce sont souvent de petits changements de comportement qui le trahissent. Voyons ensemble comment reconnaître ces signes, d’où vient le stress, quels gestes simples peuvent l’apaiser et à quel moment il faut consulter.

Comment reconnaître un chat stressé ?
Le chat est un animal discret. Les recommandations de l’AAFP et de l’ISFM, deux associations de vétérinaires spécialisés dans les félins, rappellent qu’il montre rarement son stress de façon visible, même lorsque son organisme le subit. Le plus souvent, on ne s’en aperçoit qu’au moment où apparaît un comportement jugé gênant.
Voici les signes qui doivent attirer votre attention :
- il se cache plus souvent ou plus longtemps qu’avant
- il urine ou fait ses besoins hors de la litière, ou marque les murs
- il se lèche beaucoup plus, parfois jusqu’à perdre ses poils par endroits
- il mange moins, ou au contraire davantage
- il miaule plus, de jour comme de nuit
- il devient irritable, crache ou griffe plus facilement
Aucun de ces signes ne prouve à lui seul que votre chat est stressé. Plusieurs d’entre eux peuvent aussi révéler une maladie. C’est pourquoi un changement de comportement doit toujours être pris au sérieux.
D’où vient le stress chez le chat ?
Le chat aime son territoire et ses habitudes. Plus son quotidien est prévisible, mieux il se porte. À l’inverse, tout ce qui bouscule ses repères peut l’inquiéter. Le centre de santé féline de l’université Cornell cite notamment les changements d’environnement, les modifications d’horaires pour la nourriture et l’arrivée ou le départ d’un autre animal.
D’autres situations reviennent souvent : un déménagement, des travaux, la naissance d’un bébé, des invités, l’absence prolongée d’un membre de la famille, ou encore un voisinage tendu avec d’autres chats, même aperçus à travers une fenêtre. L’ennui compte aussi : un chat qui ne peut ni jouer ni explorer finit par s’en ressentir.
Les bons réflexes pour apaiser votre chat
Les recommandations de l’AAFP et de l’ISFM sur les besoins du chat s’appuient sur cinq piliers. Ils forment une bonne base pour retrouver un foyer serein :
- Un refuge sûr : une boîte en carton posée sur le côté, une caisse de transport laissée ouverte ou une étagère en hauteur, où il peut se retirer et observer sans être dérangé.
- Des ressources séparées et en plusieurs exemplaires : nourriture, eau, litière, griffoir, couchage et coin de jeu placés à des endroits différents, surtout s’il y a plusieurs chats.
- Du jeu et de la chasse : de courtes séances quotidiennes avec une canne à plumes ou une balle lui permettent de dépenser son énergie.
- Des contacts doux et prévisibles : laissez-le venir à vous, privilégiez les caresses sur la tête, les joues et le menton, et gardez une routine stable.
- Le respect de son odorat : évitez les produits ménagers très parfumés et les litières odorantes, qui brouillent ses repères.
Un dernier conseil, essentiel : ne punissez jamais un chat qui fait ses besoins à côté de la litière ou qui marque son territoire. La punition ajoute de la peur au stress et aggrave presque toujours la situation.
Et les diffuseurs de phéromones ?
Des diffuseurs reproduisent les phéromones que le chat dépose en frottant ses joues contre les objets. Les recommandations de l’AAFP et de l’ISFM indiquent qu’ils peuvent avoir un effet apaisant dans un lieu inconnu ou une situation stressante. Les études restent pourtant partagées : une étude publiée en 2016 dans le Journal of Feline Medicine and Surgery n’a pas mesuré d’effet sur le stress des chats observés. Si vous souhaitez en essayer un, demandez conseil à votre vétérinaire.
Quand faut-il consulter un vétérinaire ?
Le vétérinaire est votre premier interlocuteur dès qu’un changement de comportement dure ou s’installe. Il vérifiera d’abord qu’aucune cause médicale ne se cache derrière : une douleur, une maladie qui s’installe ou un souci urinaire peuvent ressembler à du stress.
Le stress peut d’ailleurs lui-même rendre malade. Selon le centre de santé féline de l’université Cornell, il semble jouer un rôle important dans la cystite idiopathique, une inflammation de la vessie fréquente chez le chat. Consultez rapidement si votre chat urine souvent en petites quantités, crie en urinant, a du sang dans les urines ou fait ses besoins hors de la litière. S’il pousse sans parvenir à uriner, il s’agit d’une urgence : la vessie peut être bouchée, un risque plus élevé chez les mâles.
Et le CBD dans tout ça ?
Le CBD fait l’objet de recherches en médecine vétérinaire, mais les travaux menés chez le chat portent surtout sur la tolérance de la molécule. Aucune étude d’efficacité chez le félin n’est citée dans le bilan publié en 2025 par la revue Frontiers in Veterinary Science. En France, un produit qui revendique un effet sur la santé d’un animal relève du médicament vétérinaire et doit être autorisé. Toute question sur le sujet est donc à poser à votre vétérinaire. Nous faisons le point dans notre article sur l’état de la recherche vétérinaire.
Enfin, le THC est toxique pour les animaux. Si vous avez des produits au chanvre à la maison, rangez-les hors de portée de votre chat, et découvrez les précautions à connaître pour éviter tout accident. Avec un environnement adapté, de la patience et l’aide de votre vétérinaire, la plupart des chats retrouvent vite leur sérénité.





